Frise chronologique
1794 (an II)
Vente par Simon-Narcisse Peilhon
Vente par Simon-Narcisse Peilhon
1794 (an II) (≈ 2)
Fin de la possession familiale.
1687
Achat initial par Simon Peilhon
Achat initial par Simon Peilhon
1687 (≈ 1687)
Début des travaux de reconstruction.
1687-1688
Construction par Paul Rochas
Construction par Paul Rochas
1687-1688 (≈ 1688)
Prix-fait pour un bâtiment unique.
1711
Reconstruction par Georges-Simon Peilhon
Reconstruction par Georges-Simon Peilhon
1711 (≈ 1711)
Fils du fondateur, seigneur de Faret.
1751
Commande à Joseph Vernet
Commande à Joseph Vernet
1751 (≈ 1751)
*Vue d’Avignon* peinte pour Pierre-Gabriel.
1838
Transformation commerciale
Transformation commerciale
1838 (≈ 1838)
Achat par le marchand Berton.
4 octobre 1932
Protection des cariatides
Protection des cariatides
4 octobre 1932 (≈ 1932)
Première inscription MH.
6 juin 1988
Extension de la protection
Extension de la protection
6 juin 1988 (≈ 1988)
Façades, toitures et stucs inscrits.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Cariatides : inscription par arrêté du 4 octobre 1932 ; Façades et toitures sur rues, sur place et sur cour intérieure ; plafond au décor de stuc situé au deuxième étage (cad. DK 806) : inscription par arrêté du 6 juin 1988
Personnages clés
| Simon Peilhon - Marchand taffetassier et fondateur |
Acheteur initial et commanditaire en 1687. |
| Paul Rochas - Maçon constructeur |
Réalisa l’hôtel entre 1687 et 1688. |
| Georges-Simon Peilhon - Seigneur de Faret et collectionneur |
Reconstruit en 1711, quitta Avignon. |
| Pierre-Gabriel Peilhon - Fermier général et mécène |
Commanda une *Vue d’Avignon* à Vernet. |
| Joseph Vernet - Peintre |
Auteur de la *Vue d’Avignon* (1756-1757). |
| Simon-Narcisse Peilhon - Dernier propriétaire familial |
Vendit l’hôtel en 1794. |
Origine et histoire
L’hôtel Peilhon de Faret, situé à Avignon dans le Vaucluse, est un hôtel particulier construit à la fin du XVIIe siècle. Son histoire débute en 1687, lorsque Simon Peilhon, un marchand taffetassier (fabricant de taffetas), acquiert une maison rue du Puits-de-la-Rappe, suivie de deux autres maisons mitoyennes. Il confie à l’artisan maçon Paul Rochas la démolition et la reconstruction d’un unique bâtiment entre 1687 et 1688. Ayant acheté la terre de Faret, Simon Peilhon adopte alors le nom de Peilhon de Faret, symbolisant son ascension sociale.
En 1711, son fils Georges-Simon Peilhon, devenu seigneur de Faret et conseiller-secrétaire du roi, entreprend une reconstruction partielle de l’hôtel. Après son départ pour Paris, où il constitue une collection de plus de 80 tableaux, l’hôtel reste dans la famille. En 1751, son petit-fils Pierre-Gabriel Peilhon, fermier général, commande à Joseph Vernet une Vue d’Avignon (1756-1757), témoignant de l’attachement familial à la ville. L’hôtel est finalement vendu en 1794 (an II) par Simon-Narcisse Peilhon, puis transformé en 1838 en local commercial par un marchand de fers nommé Berton.
L’hôtel se distingue par ses éléments architecturaux remarquables, dont deux atlantes intérieurs inspirés de ceux de Pierre Puget à Toulon. Classé partiellement aux monuments historiques, il conserve des façades, toitures et un plafond en stuc du XVIIIe siècle. Les cariatides intérieures, protégées dès 1932, illustrent le faste de ses anciens propriétaires, marchands enrichis dans le commerce du textile et anoblis par des charges royales.
La protection du monument s’étend en 1988 aux façades, toitures et au plafond décoré de stucs, soulignant sa valeur patrimoniale. L’adresse historique, entre la rue de Rappe et la place du Change, en fait un témoin de l’urbanisme avignonnais des XVIIe et XVIIIe siècles, marqué par l’influence des élites marchandes et la proximité du palais des papes.
Les sources mentionnent également la présence d’une Vue d’Avignon peinte par Joseph Vernet, aujourd’hui disparue ou dispersée, ainsi que la collection picturale de Georges-Simon Peilhon, reflétant le mécénat artistique de cette famille. L’hôtel incarne ainsi le lien entre commerce, noblesse de robe et patrimoine artistique en Provence au siècle des Lumières.